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 Gaijin

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Spike
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MessageSujet: Gaijin   Lun 20 Fév - 17:26

Maintenant que les trouble-fètes sont partis, revoici ce topic

Voici donc un témoignage d'un Gaijin :

Etre un Gaijin
Gaijin. Littéralement, "personne de l'exterieur". Les autres, les non-japonais.

Il n'y a guère que les autorités pour utiliser le terme officiel pour les étrangers, "gaikokujin". Même hors du japon, les japonais ont souvent tendance à appeler les gens du cru "gaijin". Ce ne sont pas des japonais après tout, c'est logique.

Etre un Gaijin au japon est une bénédiction autant qu'un supplice, et comme le disait Jean-Paul, l'enfer (et le paradis), c'est les autres.

Officiellement, les étrangers ne bénéficient pas d'un statut privilegié. Ils paient des impôts, n'ont pas le droit de vote, et aucune loi n'interdit la discrimination (que ce soit, d'ailleurs, une question de nationalité, de race, sexe, âge...). Ce qui vaut aux étrangers de bien frustrantes aventures à chaque déménagement : les agences immobilieres ont souvent tendance a vous annocer au dernier moment que l'appartement pour lequel vous alliez signer le lendemain avait brusquement trouvé un meilleur candidat, si bien sur ils ne vous ont pas tout simplement annoncé tres poliment des le début que non merci, ils ne servent pas les étrangers.

Pourtant, il faut etre honnête, le Japon est un endroit merveilleux à vivre, particulièrement si l'on n'est pas japonais. Parce que l'on profite d'une société aux codes de comportement rigides, ou le client est vraiment roi, ou la politesse est de mise, le crime quasi-inexistant, parce que l'on profite du carcan social japonais, sans avoir à le subir vraiment. (Il est naturellement necessaire d'etre poli, respectueux, propre, etc., ce que malheureusement certains étrangers oublient un peu vite, mais au delà de ces règles de base de bonne conduite, c'est la liberté...)

Alors certes, un étranger, fut-il parfaitement adapté à la culture, avec un niveau de langue absolument parfait, ne sera jamais japonais. Etranger, en marge, à vie. Mais ce n'est en fait pas un grave prix à payer...

De cette liberté naît parfois un ressentiment, subtil bien sûr et rarement exprimé des japonais envers les résidents étrangers et leur belle vie sans les soucis du japonais lambda. Un ressentiment qui s'ajoute à la fascination, à l'animosité (certains hommes d'un certain âge, par exemple, n'ont visiblement pas encore digéré la seconde guerre mondiale), à la curiosité, à l'amour...

La fascination et la curiosité ne sont certes pas franchement de mise à Tokyo, ou le nombre d'étrangers est quand meme consequent, mais pendant une année, lorsque je vivais a Chigasaki, être le seul étranger à la ronde suscitait bien des yeux ronds. Il m'a alors fallu apprendre que quoi que je fasse, meme très calme et sans skateboard, je faisais peur aux vieilles dames, quand bien même c'etaient elles qui manquaient de m'estropier avec leur velo. Ça a son charme.

Quant à Tokyo, une journée apporte, à l'étranger qui sait les chercher, son lot grandes et belles satisfactions..

Au cours de mes ballades, un grand sourire et un appareil photo m'ont ouvert quelques portes, comme aujourd'hui cette femme qui nettoyait les peniches-restaurants près de Hamamatsucho et, me voyant appareil photo à la main, me les a faites visiter. Et c'est toujours amusant de s'entendre dire que l'on parle vraiment très bien japonais, meme lorsque l'on sait, à force, que c'est une manière polie de dire que vous parlez plutot bien, pour un debutant...

Mais il y a parfois le trouble fête qui vient vous rappeler, si vraiment vous l'aviez oublié (et ça arrive, croyez moi, je n'en suis pas au point d'avoir peur des blancs et de m'ecrier "quelle horreur, des gaijin", mais quand même...), que vous êtes un étranger, et pas le bienvenu. Tel cet homme d'une soixantaine d'annees en face de moi dans le train qui, après m'avoir regardé bizarrement pendant quelques minutes, s'est visiblement agacé de mon sourire en retour et s'est mis a gesticuler, pointer vers moi son journal, prenant, un à un, à partie les autres passagers du wagon (un brin embarassés...), et vociferant a mon encontre des propos apparemment pas très aimables.

Plus reconnaissant que jamais envers Yoko pour m'avoir offert l'iPod, je montai le son, feignant de fermer les yeux, et tentai de ne pas oublier que malgré tout, c'est ici que je me sens chez moi.

olivier, lundi 09 juin 2003, 9:44
source: http://yoda.zoy.org/neurones/
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aKi
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MessageSujet: Re: Gaijin   Sam 25 Fév - 17:40

je ne sais pas quoi penser de cet extrait, je souhaite vraiment faire un voyage au japon, et je doute avoir ce genre de probleme en tant que touriste...car ils sont indispensable a une bonne économie...

en revanche, y vivre y habiter et y travailler...je ne sais pas, il est vrai que dans "stupeur et tremblement", amélie notton ai eu le meme ressentiment...

il faudrais trouver un exemple contradictoire avec celui ci pour se faire une idée du pour et du contre...

Edit pour nouvelle recherche...voila un autre témoignage ou j'ai voulu souligner certains points...


Moi, le "gaijin"...

Pendant plus de trois mois j’ai voyagé à l’étranger. Ce mot me paraît mal choisi car pendant tout ce temps, c’est moi qui était l’étranger pour l’autre. Ce mot est encore mal choisi car c’est moi qui était différent, l’autre.



Chacun voit midi à sa porte. D’où le sentiment d’être un peut tout croche, déraciné quand on est ailleurs. Il m’a fallu plusieurs semaines pour en venir à accepter d’être l’autre, mon statut d’étranger.

C’est au Japon que j’ai le plus éprouvé le sentiment d’être l’autre. Déjà, au moment de prendre l’avion à Amsterdam pour Tokyo, en entrant dans la salle d’attente, ma carte d’embarquement à la main, j’ai éprouvé un choc. Nous n’étions que quelques Occidentaux parmi plus de trois cents Japonais. Je ne m’étais jamais trouvé parmi tant d’Asiatiques. Plus que jamais jusque-là, j’étais l’autre, l’étranger ou, comme on dit au Japon, le gaijin .

Qu’on ne se méprenne pas sur le sens de mon témoignage. L’hospitalité japonaise est sans faille. Au point qu’on éprouve parfois un malaise : on se demande comment répondre à un accueil aussi chaleureux. Leur hospitalité paraît s’inscrire dans le prolongement du respect de l’autre. On voit par exemple de ces gens qui portent un masque recouvrant le nez et la bouche afin de ne pas transmettre aux autres les germes dont ils sont provisoirement porteurs. Au Japon, l’espace étant restreint, les distances entre les individus souvent très réduites, chacun s’emploie à occuper le moins d’espace possible afin de ne pas empiéter sur le territoire de l’autre. Et ce qui est vrai du point de vue physique paraît l’être aussi du point de vue psychologique. Les Japonais, de toute évidence, maîtrisent leurs humeurs.

C’est pourtant au Japon que le statut d’étranger s’est le plus imposé à moi. Cette situation découle sans doute de la différence considérable entre notre culture et la leur. Mais aussi de la différence sociale – ce dont je faisais l’expérience pour la première fois. Cette différence est telle qu’elle inspire aux Japonais certaines interdictions à l’égard des gaijin . Les étrangers, par exemple, n’ont pas accès aux bains publics mixtes. Sur le coup, on s’étonne. On se sent personnellement visé. Les voyageurs ont l’épiderme sensible. Mais ces bains sont un lieu privilégié où les Japonais se retrouvent le plus souvent en famille, se partageant les grandes cuves en bois – que nous avons tous vues à la télévision. De toute évidence, cela tient du rituel communautaire. Et je comprends fort bien, quant à moi, que les Japonais ne souhaitent pas être observés dans ces conditions. Est-ce la seule raison? Il est peut-être intéressant de rappeler ici que les Japonais ont, en matière de propreté, un préjugé défavorable à notre endroit. M’étant rendu à quelques reprises dans un bain public pour hommes, j’ai pu constater que les Japonais se lavent jusqu’à la manie: savonnant, frottant, brossant avec vigueur. Je suppose que cette tendance découle, elle aussi, du respect de l’autre et, partant, de soi qu’impose l’espace restreint. Dans quelle mesure leur préjugé est-il fondé? Au risque de choquer, je dirais qu’ils sont effectivement plus propres que nous! Propreté qui s’étend de leur personne à l’environnement. Les trottoirs, les quais de métro, les lieux publics en général sont d’une grande propreté. J’ai observé que les sans-abris (on en trouve à Tokyo!), avant de se coucher dans leurs boîtes de carton, retirent leurs chaussures, les nettoient et les rangent soigneusement au pied de la boîte. On a sa dignité...

À la porte de quelques restaurants, surtout ceux qui sont peu chers, on trouve parfois une affiche annonçant qu’on ne souhaite pas servir les étrangers : " For Japanese only ". Ou encore, lorsqu’il n’y a pas d’affiche, le portier va au devant d’un groupe d’étrangers en agitant les bras dans un geste de rejet. La raison paraît moins évidente que dans le cas des bains publics. Mais il suffit d’observer le comportement de certains groupes d’étrangers dans n’importe quel pays pour en venir à la même conclusion. C’est Georges Brassens qui disait : " Quand on est plus de deux, on est un bande de cons! " On n’en éprouve pas moins un sentiment de rejet. Il est certain que les Japonais, dans les années qui ont suivi la guerre, ont connu des expériences malheureuses : l’envahisseur en goguette ne se gêne pas pour régresser jusqu’à la barbarie. Malheur aux vaincus! En définitive, interdire l’accès de certains établissements c’est sans doute le meilleur moyen d’éviter les affrontements.

Une fois de retour chez moi, dans mes affaires, comme on dit, j'ai pu mettre mon statut d’étranger de côté et soigner mon identité quelque peu ébranlée.


Propos de Jacques Languirand tiré du Journal de Prospéro
et ayant fait l'objet d'une chronique parue dans
le Guide Ressources, Vol. 09, N° 06, mars 1994
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sebacha
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MessageSujet: Re: Gaijin   Dim 26 Fév - 0:33

ce qui vient d'être ecrit peu peut etre choquer certain, mais pour ma part, je suis malheureusement d'accord avec ce qui viens d'etre ecrit.

en surfant a gauche et a droite sur des sites ( serieux et officiel ), j'ai constater a mon plus grand desarois que beaucoup de " gaijns " sont peut apprecie, heureusement par une minorite de japonais aux premiers abord.

c'est vrai qu'il faut faire plus attention a ce qu'on dit et eviter de faire perdre la face aux autres.

pour le logement vous etes encore plus en dessous de la realiter affraid , il y une agence de logement qui acepte de louer a des etrangers Shocked pour des prix raisonnable, sinon bonjours le chemin de croix shinobu
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Alucard78
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MessageSujet: Re: Gaijin   Dim 26 Fév - 13:00

Je ne pensais pas que le rejet était aussi important envers les étrangers, ce serait intéressant de connaitre les raisons de ce rejet. L'histoire de ce pays qui est resté si longtemps en autarcie, avant son ouverture forcée, les traumatismes de la seconde guerre mondiale.... En tout cas tout témoignage peut etre intéressant pour comprendre ce rejet.
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sebacha
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MessageSujet: Re: Gaijin   Dim 26 Fév - 20:58

le plus bizare des histoires que j'ai lu semble toucher les langues, les metiers et les experts.

il semble y avoir des regles general :

_si vous faite mine de parler assez mal leur langue ils vous aprecies, mais par contre si vous parlez trop bien le japonais vous les choquez

_il ferme des corp de metier au etranger ( resto, snack, ...)

_si vous metriser un domaine ( science, artistique, artisana, sportif, ...) vous avez leurs respect et une certaine reconnaissance. Shocked


wall il y a de quoi ce taper la tete contre les murs non wall
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