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 [SOCIETE] Les Etudiants 3

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Kyomaru
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Kyomaru

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MessageSujet: [SOCIETE] Les Etudiants 3   [SOCIETE] Les Etudiants 3 EmptyMar 18 Oct - 21:24

Le régne des boites à concours

Il existe en effet un examen d'entrée qui conditionne la répartition des lycéens. Si les trois quarts d'entre eux fréquentent les établissement dits ordinaires (futsu) et non techniques, commerciaux ou agricoles, on observe une seconde dichotomie en leur sein entre système public (koritsu) et privé (shiritsu), Ce dernier occupe une place de plus en plus importante au fur et à mesure que l'on avance dans les cycles scolaires. Ce sont les lycées privés qui obtiennent les meilleurs résultats aux concours pour entrer dans les universités les plus cotées, ce qui explique qu'ils soient très prisés malgré leur coûts d'inscription plus que prohibitifs, en moyenne dix fois plus chers que ceux des établissements publics.
A la fin du secondaire, les lycéens passentune sorte de brevet de normalité-le bac à la japonaise- ainsi qu'un nouvel examen central (
senta) si , comme 40% des élèves, ils se destinent à étudier à la fac. Celui-ci détermine en fonction de la réussite de l'élève la liste des universités auxquelles il peut prétendre. A l'élève ensuite de décider quels concours d'entrée passer. Sachant que les frais d'examen peuvent parfopis s'élever jusqu'à 15 000 yens, il ne vaut mieux pas se tromper.

La plupart des concours pour l'admission dans un lycée réputé ou dans une université célèbre sont très difficiles et beaucoup d'élèves s'inscrivent à des cours du soir dans les
juku ou dans des yobiko (classes préparatoires). D'autres ne pouvant pas se permettrent cette option onéreuse choisissent de préparer seuls les concours universitaires pendant une année après le lycée: ce sont les étudiants Sans Fac Fixe, les fameux Ronins, dont Keitaro, le héros de Love Hina, est une parfaite incarnation.

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Naru (Love hina)

Une fois rentré dans le système universitaire, le rythme jusqu'alors infernal des cours se fait déjà plus détendu et il faut 4 ans pour décrocher, sans grands efforts et après rédaction d'un mémoire d'une dizaine de page à peine, son diplôme de fin d'études, équivalent de notre Maîtrise. Il est possible ensuite d'embrayer sur un daigakuin(ressemblant à un DESS ou un DEA) de 2 ans ou un hakushi (Doctorat) plus long.
Parallèlement à cela, les étudiants peuvent opter pour un
tandai (sorte de BTS-DUT) en 2 ans ou une école spécialisée (senmon gakko) orientée vers le monde professionnel. Une fois le diplôme en poche commence la rude période de recherche de travail et c'est ici qu'on se rend compte que sortir d'une université prestigieuse comme celle de Tokyo (Todai) ou de Kyoto (Kyodai] coté public ou comme Keio, Waseda ou Chuo pour le privé représente un plus non négligable dans la perspective de trouver un emploi.

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[SOCIETE] Les Etudiants 3 Jp20030352t5xz[SOCIETE] Les Etudiants 3 Jp20030357t9ua[SOCIETE] Les Etudiants 3 Jp20030362t7rq[SOCIETE] Les Etudiants 3 Jp20030375t6yz
Todai

Un système en crise?


Malgré toutes les qualités que l'on puisse lui trouvere, l'école japonaise semble sur la mauvaise pente. Fondement du système nippon tel qu'il fonctionne depuis les années 50, elle est aussi devenue l'un des symboles du doute et de la crise qui ronge le système du pays. Dans cet empire du concours où l'important pour les familles est de s'assurer, pour l'avenir de leurs enfants, que ceux-ci entrent dans des établissements de renom, il n'y a guère de place au temps libre et au repos. Entre les transports pris très tôt le matin, les cours optionnels du matin (asakagai) et ceux du soir pour réviser, les activités et les devoirs à la maison, collégiens et lycéens vivent un semi-enfer. Le redoublement (rakudai) étant très rare dans le système qui ne tolère aucun échec, ceux qui ne travaillent pas sont sont rapidement à la traîne, et les inégalités ne cessent de se creuser.

Ijime

L'environnement scolaire s'est de plus en plus beaucoup dégradé ces dernières années, que ce soit à cause des problèmes d'absentéisme (futoko), de violence et de lynchage (konai boryoku et linchi) ou du phénomène des ijime, ces élèves subissant des brimades.
Maltraitée de manière plus morale que physique, la victime de
ijime est souvent totalement ignorée d'une frange de la classe et, par voie de conséquence, de l'ensemble de ses caramades, et ce tout au long de l'année puisque les élèves ne changent ni de salle ni de place. Difficile pour la victime d'aller se confier à un professeur sachant que les enseignants, qui n'ont pas de bureau, travaillent dans une salle commune avec le reste du personnel de l'école. Ce fléau désormais encré dans la réalité japonaise revient à la une des médias assez régulièrement, quand il sert pas tout simplement de thème central dans des bandes dessinées ou des dramas : ainsi, le manga Magie intérieure par un ijime et le feuilleton Ningen shikkaku (avec les Kinki Kids comme guests pour les connaisseurs) évoquait déjà ce terrible fait de société il y a quelques années.

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Tous ces dysfonctionnements ont entrainé un véritable déclin du niveau scolaire (
gakuryoku no teika) qui a forcé les pouvoirs locaux à prendre la mesure de la situation et les autorités du pays à mettre en place un programme scolaire allégé (yutori kyoiku) pour redonner aux enfants le plaisir d'étudier tout en essayant d'améliorer le niveau". A l'heure actuelle, ce programme suscite beaucoup de critiques et la simple baisse de la fréquentation des juku oblige à réfléchir à une refonte plus profonde du système. Pour que l'école retrouve son efficacité d'antan dans l'archipel, elle doit peut-être, dans le contexte actuel de mondialisation, laisser de côté son caractère trop japonais...

Le système japonais c'est aussi :

Les activités extra-scolaires

Si les fins de d'après-midi ne comportent pas de cours, c'est pour laisser la place à d'autres activités au libre choix de l'étudiant. A ce titre, les clubs occupent une grande place dans le système scolaire nippon et il est fortement recommandé (voire obligé?) de s'inscrire en début d'année dans l'un d'entre eux. Les clubs permettent en effet de renforcer chez l'élève ce sentiment d'appartenance au groupe si cher au pays. Les activités proposées sont d'ordres sportifs (arts martiaux, basket, volley, tennis, football, baseball ou soft ball, tir à l'arc, gym, natation...) artistique ( théatre, dessin, chorale), culturel (ikebana, cérémonie du thé...) ou autre (journal de l'école, club de shogi ou de go...). Il suffit d'un minimum de personnes et de passionnés pour fonder et faire vivre un club, et s'il ne dispose pas de son propre local, il pourra toujours se tenir dans les salles de classes de l'école. Notons d'ailleurs qu'il y a une différence entre les cercles amateurs (kai) faits pour s'amuser et se distraire et les clubs sérieux (bu) qui visent les résultats à haut niveau, soutenus par les oendan, les clubs de supporters que l'on voit souvent dans les dedssins animés. C'est le cas notamment pour les clubs sportifs tels que le soccer-bu ou le yakyu-bu pour le baseball.

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soccer-bu

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yakyu-bu

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En dehors de ça, il existe dans chaque établissement des fêtes comparables aux kermesses. L'évènement le plus important est sans doute le festival culturel (bunkasai) qui a lieu une fois par an et qui est entièrement préparé par les élèves. De nombreux stands (nourriture, exposition, ateliers...) permettent d'admirer leur travail et ces festivités sont ouvertes à tout le monde, parents, élèves d'autres écoles ou simples curieux. Ce n'est pas le cas du taikusai, ou festival sportif, généralement réservé aux seuls membres de l'école organisatrice. Là encore une fois par an, ce festival voit s'affronter les élèves dans des joutes sportives diverses : 100 mètres, tir à la corde, bataille de pyramides humaines, courses d'obstacles ou en sac...
Encore un moyen d'exarceber l'esprit de compétition dans une ambiance bonne enfant!


Une école en bon uniforme

Mise en place pour mettre tous les élèves sur un plan d'égalité, la tenue vestimentaire est très importante dans le système scolaire japonais et elle fait l'objet d'énormément d'attention. S'il n'y a pas d'uniforme à proprement parler au primaire, il devient obligatoire au collège et au lycée; les universités, si elles conservent pour la plupart l'habit, ne l'imposent pas. A l'achat, ce dernier revient entre 20000 et 50000 yens selon l'établissement.

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Chaque école dispose de son modèle d'uniforme adapté à la saison (été ou hivers) et son nom ou son logo orne généralement son les boutons, les ceintures, les chausettes ou les accessoires du type sac de sport. Les garçons portent le
gakusei fuku qui se décline en gakuran (la version à col dur ou cassé) et de plus en plus du blaser, avec veste et cravate. Les filles quant à elles, ont droits au fameux sailor fuku, avec jupe écossaise ou unie, bleue ou grise, gilet, chemise et noeud.

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Il existe aussi des tenues de sport spécifiques à mettre pour le cours de gym et des chaussures réservées à l'intérieur de l'école (
uwabaki) que les élèves doivent enfiler près des boxes prévus à cet effet avant d'entrer dans le collège ou le lycée. Les règlements sont stricts au point d'interdire tout artifice ou maquillage et d'imposer parfois une taille ou une coupe de cheveux. On ne rigole pas avec la réputation d'une école! De temps à autres peuvent avoir lieu des inspections surprises, histoires de vérifier que les jupes soit à la bonne longueur pour les filles ou qu'il ne manque aucun élément de l'uniforme des garçons. Les noeuds, les cols rigides blancs ou les boutons de manchette ont en effet une sérieuse tendance à disparaitre, puisqu'il est de coutume pour un élève de les offrir en gage d'affection et de souvenir à une personne de valeur.

Source Japan Vibes n°14[/b]
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